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Sont à mettre en œuvre les principes :
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<onlyinclude><span class="unit">Sont à mettre en œuvre les principes : 1° unité ; 2° universalité ; 3° expansibilité ; 4° rationalisation, normalisation, [[:category:Standard|standardisation]] ; 5° coopération ; 6° publicité ; 7° Sériation des efforts.</span></onlyinclude>
1° unité ; 2° universalité ; 3° expansibilité ; 4° rationalisation, normalisation, standardisation ; 5° coopération ; 6° publicité ; 7°  
 
Sériation des efforts.
 
  
'''411.51 Unité (Complexité)'''.
 
  
L’Unité consiste à concevoir comme un seul ensemble
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{{#ask: [[is related to::411.5 Des divers principes.]] }}
toute la Documentation et à tendre constamment à y ramener
 
tout ce qui aurait tendance de s’en éloigner.
 
 
 
'''411.52 Universalité (Complétude)'''.
 
L’organisation d’ensemble proposée embrasse les diverses
 
espèces de documents, de collections et d’organismes
 
aux quatre étapes suivantes :
 
 
 
1° Prototype universel (idéaux). La réflexion scientifique
 
combinée avec l’invention établit à l’état théorique idéal
 
ce qu’il est désirable que soit l’organisation dans son ensemble
 
et dans ses parties. Elle crée ainsi sous chaque partie
 
le Prototype Universel ayant un caractère purement
 
idéal, et constamment susceptible de développement et de
 
revision.
 
 
 
2° Les standards : par convention on établit pour tous
 
les ordres de documents, collections et organismes, les
 
standards et unités. Il y est procédé par recommandations,
 
règles et conventions.
 
 
 
3° Les documents, collections et organismes, du type
 
universel, se conforment aux standards arrêtés et se réalisant
 
dans toutes les parties ou stations du Réseau Universel.
 
Ces collections devraient être désignés par une
 
nomenclature systématique avec termes internationaux
 
(latin). ''''Editio Universalis. Bibliographia Universalis.
 
Bibliotheca Universalis. Atlas Universalis. Projectio
 
Universalis. Encyclopedia Universalis. Museum Universale''''.
 
 
 
4° Collections et organes centraux et ensembles constitués
 
d’une manière conventionnelle sous la direction
 
d’organes centraux mettant en œuvre la coopération.
 
 
 
'''411.53 Expansibilité (règle). Méthodes universelles
 
et applications particulières'''.
 
 
 
a) Les méthodes arrêtées sont expansibles. Elles se développent à divers degrés, mais à partir du degré supérieur,
 
celui du maximum d’étendue et de complexité.
 
 
 
Chaque élément de la méthode et de l’organisation
 
offre une échelle de degrés, allant du plus simple au plus
 
complexe (très petit, petit, moyen, assez grand, très grand)
 
« qui peut le plus peut le moins ». Des règles destinées
 
à la documentation universelle ne se trouveront donc pas
 
en défaut devant les nécessités de documentations particulières.
 
Pour celles-ci chacun est libre de n’appliquer les
 
méthodes et les règles que jusqu’à un tel degré de détail
 
qu’il juge utile.
 
 
 
b) L’application de ces principes généraux donnent lieu
 
aux observations suivantes : 1° Les règles catalographiques
 
détaillées, comme il importe pour la description des ouvrages
 
rares, les incunables par exemple, peuvent de
 
réduction en réduction se limiter à deux lignes et même
 
à une ligne. 2° La classification peut être simplifiée jusqu’à
 
ne faire usage que de 1, 2 ou 3 chiffres, de n’employer
 
certaines divisions communes (la langue par exemple) ou
 
ne pas employer du tout de subdivisions communes, ou
 
seulement 5, 3 ou même une décimale. 3° La forme matérielle
 
des catalogues peut être celle de fiches en fort
 
bristol ou se réduire s’il le faut à un catalogue imprimé
 
ou manuscrit en volume. 4° Les ouvrages et articles
 
seront analysés et il y a des règles à cet effet, mais on
 
pourra s’abstenir de toutes notes analytiques, de contenu
 
ou de critique. On pourra appliquer un système complet
 
de duplicata et de références ou les limiter aux plus
 
essentiels. 5° On pourra, dans l’organisation de la bibliothèque
 
et des collections de documents eux-mêmes, disposer
 
les pièces dans l’ordre strict de la classification,
 
intercaler à leur place quand les ouvrages ont des références
 
multiples, des cartons repérés en tel nombre qu’il
 
est fait des fiches de références dans les catalogues ; on
 
pourra même diviser une grande bibliothèque encyclopédique
 
en sections correspondant aux principales divisions
 
de la classification, de manière à rapprocher les travailleurs
 
eux-mêmes des ouvrages et à leur donner libre accès aux
 
rayons. On peut n’appliquer le principe du classement
 
systématique sur les rayons qu’à la salle de lecture et y
 
donner libre accès aux rayons, tandis que dans les magasins l’ordre suivi serait celui des numéros d’accession ou d’inventaire, avec éventuellement respect des divers fonds
 
antérieurement constitués.
 
 
 
c) Ainsi les méthodes universelles constituent comme
 
un réservoir général. Il appartiendra à chaque organisme
 
de déterminer lui-même le degré auquel il les appliquera
 
et l’étendue qu’il entend leur donner.
 
''Le Manuel Général des Méthodes'' sera donc complété par des instructions écrites, élaborées dans chaque établissement, et dans
 
lesquelles se trouveront incorporées les décisions prises
 
quant à l’application du manuel.
 
 
 
d) Le principe d’expansivité de la méthode offre plusieurs
 
avantages. 1° Tout travail opéré une fois, à quelque
 
degré élémentaire soit-il, est utilisable pour tout travail
 
ultérieur. On sait exactement où l’on va ; on peut commencer
 
par n’importe quel bout ; on est assuré de pouvoir
 
à tout moment faire mieux et plus complet, de pouvoir
 
faire face à l’accroissement subit ou considérable des
 
collections, aux exigences nouvelles qui s’imposeraient.
 
2° Ceux qui ont à édifier de grandes architectures de
 
documents (bibliothèque, catalogue, répertoires, archives,
 
services y affectés) se sentent en communion de travail
 
avec tous ceux qui de par le monde appliquent les mêmes
 
méthodes, de pouvoir comme eux coopérer au développement
 
et au perfectionnement des méthodes et des stations
 
d’un réseau universel, et d’être activement reliés au
 
centre de la Documentation Universelle. 3° Pour ceux
 
qui ont à se servir des collections et à recourir aux services
 
des Bibliothèques et Institutions documentaires, c’est avantageux
 
de n’avoir à connaître qu’une seule méthode, générale, synthétique, unique, malgré ses degrés de développement
 
et par suite de se sentir immédiatement « chez eux » partout où on les applique, ce qui fait gagner du
 
temps et permet d’utiliser plus à fond les ressources
 
documentaires de ces établissements. 4° Est rendu possible
 
de plus en plus l’établissement en coopération de
 
certains travaux et services. On s’élève ainsi progressivement
 
à la conception de l’Unité de la Documentation
 
correspondant à l’Unité des Connaissances ; par la pensée,
 
toutes les Bibliothèques, toutes les Archives, tous les
 
Musées, tous les Offices de documentation du monde
 
constituent des branches idéelles d’une seule grande
 
Organisation Universelle dont toutes les œuvres sont, par
 
voie de libre lecture, vision, consultation, prêt, copie ou
 
échange, à la disposition de tous.
 
 
 
«''Ut omnes unum sint''». L’on se trouve ici au cœur
 
du problème général du temps présent et aussi de tous
 
les temps : individus et société, égoïsme et altruisme.
 
L’homme a-t-il avantage aux formes supérieures de la
 
socialité (solidarité, fraternité) ; est-il capable de s’élever
 
jusqu’à elles par un effort conscient, rationnel, dirigé,
 
constant ? Évidemment cet effort ne se justifie que s’il y
 
a échange, réciprocité, mutualité. Mais il faut bien
 
commencer et avoir conscience que le cercle ultime d’expansion,
 
l’universalité et la mondialité, sauront ne pas
 
détruire les cercles de l’individu, de l’institut, de la
 
nation, mais au contraire les épurer de ce que l’égoïsme
 
a nui à leur développement même.
 
 
 
'''411.54 Rationalisation, normalisation, standardisation'''.
 
 
 
a) Les règles à suivre pour la standardisation de la
 
documentation ne sauraient être arbitraires. Elles doivent
 
être coordonnées non seulement entr’elles, mais avec
 
toutes les autres standardisations et surtout avec les manières
 
de faire les plus généralement suivies parce qu’elles
 
sont les plus naturelles ou les plus conformes aux habitudes sociales.
 
 
 
b) Les mouvements naturels sont basés sur l’usage prédominant
 
de la main droite. Tous les gestes actifs, tous
 
ceux qui exigent de l’habilité, de la force, de la grâce
 
sont faits par la main droite.
 
 
 
Or les mouvements de la main droite sont commandés
 
par la position du pouce qui, en se superposant aux autres
 
doigts, fait de la main un instrument de préhension apte
 
à tenir un outil, un ustensile et à le manier aisément. Ce
 
fait détermine la position de la plume et la direction de
 
l’écriture qui, chez les occidentaux, est universellement
 
dirigée de gauche à droite et de haut en bas.
 
 
 
La droite demeure la place d’honneur. (L’Évangile déjà
 
fixe cette place. Le Christ à la droite de son Père.) On
 
peut le justifier par la facilité de venir en aide à qui l’on
 
veut honorer. On laisse autrui sur sa droite en marchant
 
car si l’on va au-devant de lui c’est plus facile pour le
 
saluer du chapeau, pour lui tendre la main.
 
 
 
c) Dans la documentation il est naturel de ramener le
 
plus de règles au livre et à la page du livre. Ceci conduit
 
à quatre directions ou bases fondamentales : 1. de gauche
 
à droite (sens de l’écriture et de la lecture) ; 2. de haut
 
en bas (id.) ; 3. retour périodique à la ligne d’abord, à la page ensuite, au lieu d’une continuité de ligne et d’une
 
continuité de papier ; 4. angle inférieur de gauche, base
 
de tous les alignements. Cet angle est fixe quelle que soit
 
la dimension.
 
 
 
D’où les applications suivantes : 1. les livres sont placés
 
sur les rayons de gauche à droite, de haut en bas, en
 
commençant après chaque rayon et après chaque travée.
 
2. Les fiches dans les répertoires sont classées de devant
 
en arrière ; l’ordre chronologique des fiches est aussi
 
d’avant en arrière ; les tiroirs sont disposés de haut en
 
bas, et par rangées distinctes d’un seul tiroir. 3. Dans un
 
dossier, les lettres anciennes sont classées les premières.
 
4. Dans les fichiers et les classeurs, les fiches divisionnaires
 
sont placées devant les documents et non derrière ; les
 
becs et encoches sont disposés de gauche à droite et en
 
ordre strict de subordination (et non en chevauchant et
 
 
 
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[[is part of::Traité de documentation]]
 
[[is part of::Traité de documentation]]
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Latest revision as of 11:21, 20 June 2016

Sont à mettre en œuvre les principes : 1° unité ; 2° universalité ; 3° expansibilité ; 4° rationalisation, normalisation, standardisation ; 5° coopération ; 6° publicité ; 7° Sériation des efforts.


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